À quelques jours du coup d’envoi de la 3ᵉ édition de GITEX Africa Morocco, les attentes sont à la hauteur de l’ampleur de l’événement. Du 14 au 16 avril, Marrakech accueillera plus de 1 500 exposants, 800 startups, 350 investisseurs, 400 conférenciers internationaux, venus de plus de 130 pays. Un carrefour mondial de l’innovation, devenu en l’espace de trois éditions un rendez-vous incontournable du numérique en Afrique.
Selon l’Agence de développement digital (ADD), 84 % des exposants déclarent vouloir développer leurs activités au Maroc ou sur le continent. Une dynamique qui traduit l’impact concret du salon sur les écosystèmes locaux, boostés par les connexions, les opportunités d’affaires et les échanges noués pendant l’événement.
Une vitrine continentale pour l’innovation made in Morocco
Au-delà de l’international, la participation marocaine s’annonce dense et stratégique. Le programme « Morocco 200 » ambitionne de hisser les startups et porteurs de projets nationaux sur le devant de la scène mondiale. Ce dispositif est soutenu par un bootcamp de préparation, destiné à affiner les projets retenus et les connecter aux tendances du marché global.
L’espace E-Gov, porté par le ministère de la Transition numérique et l’ADD, mettra en lumière l’implication de l’administration publique dans la modernisation digitale. Plus de 25 départements ministériels y exposeront une centaine de services numériques, sur un pavillon de 500 m². Une manière concrète d’illustrer l’avancée du Maroc vers une administration plus connectée, plus fluide, plus proche des citoyens.
Un forum Sud-Sud pour une Afrique actrice de sa révolution digitale
GITEX Africa ne se contente pas d’être un salon d’exposition. Il devient un espace de débats, de formation et de coopération. Des thématiques comme l’intelligence artificielle, la cybersécurité, la e-santé, ou encore les smart cities seront abordées par des experts venus des quatre coins du globe. Des formations certifiantes viendront enrichir l’offre, avec un accent mis sur l’inclusion numérique.
En misant sur cette plateforme panafricaine, le Maroc consolide sa position de hub technologique régional. L’événement incarne une Afrique qui prend les commandes de son avenir numérique, non plus en tant que consommatrice d’innovations, mais en tant qu’actrice de premier plan.