Les faits se sont noués dans l’ombre, entre Agadir, Ouled Teïma et la campagne de Taroudant. Jeudi, quatre récidivistes ont été interpellés pour leur implication présumée dans une tentative d’enlèvement violente. L’opération, menée de concert par la police judiciaire et la DGST, a été déclenchée après la plainte d’un homme lui-même connu pour trafic de stupéfiants.
Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime aurait été agressée à l’arme blanche par les quatre suspects. Ces derniers l’auraient rouée de coups, lui auraient dérobé son véhicule et tenté de le forcer à monter de force. Le mobile du passage à l’acte ? Un différend ancien, enraciné dans les circuits souterrains du trafic de drogue.
Ciblés, localisés, arrêtés
Les renseignements fournis par les services de la DGST ont permis de localiser les suspects dans la commune rurale d’Ouled Saïd. Sur place, les forces de l’ordre les ont appréhendés sans incident. Des armes blanches, utilisées lors de l’agression, ont été saisies.
Deux des mis en cause faisaient déjà l’objet de mandats de recherche à l’échelle nationale. L’un par les services d’Ouled Teïma, l’autre par la Gendarmerie royale d’Agadir. Tous ont été placés en garde à vue, sous la supervision du parquet compétent.
Les investigations se poursuivent pour élucider les circonstances exactes de l’agression. Les enquêteurs cherchent à établir si d’autres personnes sont impliquées et à faire toute la lumière sur le réseau dans lequel évoluaient les suspects. Un dossier où la drogue, la violence et les antécédents se croisent dans un schéma déjà bien connu des services de sécurité.