Paris : Le Maroc en force à l’Institut des Cultures d’Islam

Paris : Le Maroc en force à l’Institut des Cultures d’Islam
Source : Lesiteinfo.com
07/01/2017 13:00

Organisée par l’Institut des Cultures d’Islam, situé en plein cœur du quartier de la Goutte d’Or, à Paris, l’exposition Sacrées graines est l’occasion de redécouvrir des artistes talentueux, dont beaucoup sont originaires du Maroc.  

L’Institut des Cultures d’Islam (ICI) est un établissement culturel de la ville de Paris, apparu en 2006. A la fois centre d’art contemporain et lieu culturel interdisciplinaire dont la programmation comporte aussi bien des débats, des concerts que des projections, cet espace est aussi un centre de formation, proposant des cours de langue et différents ateliers. En 2013, l’institut, situé rue Léon dans le 18e arrondissement, s’est agrandi avec l’ouverture d’un second espace, situé quelques rues plus loin, au 56 rue Stephenson, au cœur du quartier populaire de la Goutte d’Or.

L’ICI accueille, dans ces deux lieux, jusqu’au 15 janvier, une exposition atypique consacrée au motif de la graine. On songe bien évidemment au blé, ingrédient indispensable aussi bien à la fabrication du pain qu’à la préparation du couscous, plat traditionnel s’il en est, devenu en France un plat national. S’intéresser aux graines revient ainsi à aborder des problématiques politiques que les commissaires de l’exposition, Elsa Blanc et David Régnier, mettent justement en avant : « Utiliser la graine, notent-ils dans le catalogue, c’est aussi poser en filigrane un certain nombre de questions : celles de l’exil, de l’immigration, de la transmission et du partage, de la vie domestique et des rapports de genre, de la mondialisation aussi. »

Un ingrédient fortement connoté

Mettre en scène les graines revient à interroger la répartition traditionnelle des tâches, au sein de la famille mais aussi de la société. Originaire du Liban, l’artiste plasticienne Ninar Esber propose avec La bonne graine une série photographique, fruit d’une performance ayant consisté, pendant six jours, à trier une tonne de grains de maïs. Cette séparation des bons grains de l’ivraie constitue une réflexion doublement intéressante sur la répétition mécanique propre à de nombreuses activités professionnelles et sur l’incapacité de nombreuses sociétés à penser en termes de mixité et d’échanges culturels. ...


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