Un pacte international de sécurité conclu pour pacifier la Somalie

Un pacte international de sécurité conclu pour pacifier la Somalie
Source : Lemonde.fr Afrique
11/05/2017 23:00

Validé par une quarantaine de délégations, des institutions et la Somalie, cet accord prévoit notamment que l’armée nationale assume davantage la sécurité du pays.

 

La Somalie, pays de la Corne de l’Afrique en déliquescence depuis plus d’un quart de siècle, remonte-t-elle la pente ? Nombre des conférences internationales se sont déjà penchées en vain au chevet de ce territoire sans Etat, l’un des plus pauvres et corrompus de la planète. Aussi les participants à la réunion organisée jeudi 11 mai à Londres ont-ils déployé beaucoup d’énergie pour assurer qu’il allait désormais en être autrement. Pour une fois grave, Boris Johnson, le patron du Foreign Office, a évoqué « un pays en cours de guérison » dont il s’agit d’« accélérer » le rétablissement. « A bientôt à Mogadiscio ! », a-t-il même risqué. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, lui, voit en la Somalie « la success story dont nous avons besoin en ces temps troublés ».

Mais l’exercice londonien, auquel ont pris part une quarantaine d’Etats et d’organisations internationales, ne s’est pas limité à une démonstration de méthode Coué. Elu en février, le président, Mohamed Abdullahi Mohamed, 55 ans, paraît réunir l’autorité et la moralité qui manquaient à ses prédécesseurs. Binational américano-somalien, à la fois ancien fonctionnaire dans l’Etat de New York et éphémère premier ministre somalien, il a été choisi par les clans qui règnent sur le pays, mais n’était pas le candidat préféré des Occidentaux. Son surnom de « Farmajo », hérité d’un père amateur de fromage sous la colonisation italienne, tranche avec son apparence austère. Son arrivée au pouvoir offre « une fenêtre d’opportunité cruciale », a résumé la première ministre britannique, Theresa May.

Trois « ennemis »

D’emblée, le président « Farmajo » a désigné les trois « ennemis » de son pays : « le terrorisme, la corruption et la pauvreté » et s’est engagé à prendre des mesures pour « libérer l’immense potentiel de la population » somalienne. Theresa May, elle, n’a pas caché les trois raisons de l’investissement diplomatique de Londres : « Si la Somalie sert de base aux terroristes (…), si le commerce mondial est détourné par les pirates dans l’océan Indien, si des millions de personnes sont contraintes de fuir la pauvreté et la sécheresse », le monde entier en subit les conséquences. Sur la reconstruction d’un Etat, sur l’éradication des Chabab – djihadistes affiliés à Al-Qaida – et sur la lutte contre la pauvreté, il est possible de trouver un terrain d’entente. ...


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