Psoriasis, lupus, sclérose en plaques... un gène peut rendre les femmes plus vulnérables

Psoriasis, lupus, sclérose en plaques... un gène peut rendre les femmes plus vulnérables
Source : santemagazine.fr
02/01/2017 16:43

Pourquoi les femmes sont-elles davantage touchées par les maladies auto-immunes que les hommes ? Les hormones sexuelles constituent la principale piste pour expliquer cette différence, mais selon des chercheurs américains, l'origine se trouve dans l'expression d'un gène.

Une maladie auto-immune comme le psoriasis, les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, la sclérose en plaques, la polyarthrite rhumatoïde, le lupus ou le vitiligo, se caractérise par un dysfonctionnement du système immunitaire. Ce dernier s'attaque aux propres cellules de l'organisme, qu'il considère comme des ennemis.

"Le système immunitaire devient alors pathogène et induit des lésions tissulaires ou cellulaires", explique l'Inserm*. Parmi les facteurs de risque, l'institut précise qu'elles touchent préférentiellement les femmes et que "le rôle des hormones sexuelles féminines rend compte, en majeure partie, de cette observation". Mais des chercheurs de l'université du Michigan (Etats-Unis) ont découvert une autre raison qui pourrait expliquer cette incidence et celle-ci ne serait pas liée aux hormones sexuelles.

"Notre équipe a identifié une différence d'expression génétique entre les sexes qui est associée à la sensibilité aux maladies auto-immunes", explique l'auteur principal de l'étude le Pr Johann Gudjonsson qui s'est plus particulièrement intéressé aux maladies auto-immunes de la peau (lupus, vitiligo). Les chercheurs ont étudié l'expression des gènes dans la peau de sujets sains, à partir d'échantillons de biopsie cutanée de 31 femmes et 51 hommes.

Une différence importante au niveau d'un gène

"Nous avons trouvé des différences frappantes dans l'expression des gènes entre les femmes et les hommes", explique le Pr Yun Liang, l'un des auteurs de l'étude. Au total, 661 gènes ont été exprimés différemment selon les sexes. Beaucoup de ces gènes avaient une fonction immunitaire".

A la suite de cette découverte, les chercheurs ont été en mesure d'identifier la cause de cette importante différence. Leur étude explique qu'ils ont découvert un gène clé appelé VGLL3, qui fait office de "commutateur principal" du réseau immunitaire de l'organisme, un régulateur maître du réseau immunitaire. ...

 

 

 


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